Friday, March 24, 2017
L'équipe

Photo : Pr. L. Bresler, Dr. N. Tran, Dr. C. Perrenot

La plupart des actes courants de chirurgie digestive et un certain nombre d’actes de chirurgie urologique et de chirurgie vasculaire sont actuellement réalisés par voie laparoscopique. Cette technique fait appel à des compétences psychomotrices différentes de celles réalisées par laparotomie conventionnelle. Les variations inter-individuelles de ces compétences sont également plus marquées.

Le Conseil National de la chirurgie, après avoir pris avis auprès des sous sections du Conseil National de l’Université de Chirurgie Digestive et de Chirurgie Générale, a récemment souligné la nécessité de normaliser les variations interindividuelles avec de nouvelles exigences fondées sur:

- l’apport des simulateurs chirurgicaux dans cet enseignement chirurgical de qualité et,

- un enseignement standardisé de la laparoscopie.

A Nancy, nous avons pris conscience des nécessités d’envisager un apprentissage de la chirurgie laparoscopique en dehors du bloc opératoire. Grâce au travail de toute notre équipe, au soutien de la région et de l’université, nous avons pu acquérir quatre colonnes vidéo, 3 pelvi-trainers et 2 simulateurs permettant de mettre en place progressivement un enseignement innovant de la laparoscopie.

Cette formation est délivrée à l’Ecole de Chirurgie de la Faculté de Médecine. Elle profite aux Internes (de niveau TCEM2, TCEM3, TCEM4, TCEM5) de diverses spécialités chirurgicales: viscéral, urologie, gynécologique, pédiatrique, thoracique, cardio-vasculaire. Nous expérimentons dès cette année ce parcours innovant avec un financement propre de l’Ecole de Chirurgie et une collaboration industrielle (Covidien, Ethicon, Peters Surgical, B. Braun).

Grâce aux nouveaux dispositifs pédagogiques, notamment les simulateurs Simbionix mimant les interventions chirurgicales très complexes avec un très grand réalisme (réalité virtuelle), les objectifs pédagogiques (programme de formation) sont clairement quantifiables et les parcours pédagogiques (courbes d’apprentissage) peuvent être évalués de façon séquentielle et progressive selon des critères objectifs et fiables.

Da Vinci, un robot qui se voudrait partageur

Posted by ecoleadmin On février - 25 - 2009 ADD COMMENTS
Le robot chirurgical du CHU de Brabois fête sa millième intervention. L’occasion pour les chirurgiens utilisateurs de faire le point et de parler d’avenir.

A ce jour, il a été vendu 1 040 Da Vinci dans le monde entier
Une fois que l’on y a goûté, il est difficile de s’en passer, paroles de chirurgien. Le robot Da Vinci, opérationnel au CHU de Brabois depuis 2001, a révolutionné le quotidien des médecins mais aussi des patients. L’environnement du robot est beaucoup plus ergonomique, « avec sa console en 3D et son fauteuil. Le chirurgien qui réalise des coelioscopies n’est plus obligé de se contorsionner comme cela était le cas avant, désormais il est assis devant sa console à quelques mètres du patient », explique le professeur Jacques Hubert, urologue. « Son geste est plus précis », renchérit Laurent Bresler, chirurgien digestif. Les instruments introduits dans les corps des opérés, « ont une mobilité comparable à la main de l’opérateur », ajoute celui-ci. Pour les patients, la technique, mini-invasive, signifie moins de douleur postopératoire, meilleure cicatrisation, diminution du risque infectieux et, « reprise de l’activité plus rapide », constate Jean-Pierre Villemot, professeur en chirurgie cardiaque. Les indications de la robotique chirurgicale grandissent chaque année, urologie, chirurgie cardiovasculaire, digestive, gynécologique, ORL, cancers gynécologiques et la liste n’est pas close.A ce jour, il a été vendu 1 040 Da Vinci dans le monde entier, celui de Nancy est le 37e et le troisième français. Le coût de la machine s’élève à 1,8 M€, sa maintenance à 200 000 € et les consommables à 230 000 € par an. C’est sur ce dernier chiffre, que le bât blesse. « La sécurité sociale ne rembourse pas les instruments utilisés. Depuis cinq ans, il n’y a pas eu de valorisation des actes de robotique », déplore le professeur Villemot. Le surcoût est donc ponctionné sur le budget global de l’hôpital, déjà étranglé financièrement. Chaque année, le dossier du financement du fonctionnement de la machine est remis sur la table, en vain.
Les médecins hospitaliers bataillent pour ouvrir la formation à la pratique du robot aux chirurgiens qui le souhaitent. Cela passe par la mise à disposition d’un robot, « pour au moins trois mois. Actuellement, l’industriel nous le prête pendant quinze jours », explique Jean-Pierre Villemot, également créateur de l’école de chirurgie à la faculté de médecine ,qui assure la formation ad hoc. Une fois formés, ces chirurgiens pourraient louer le plateau technique robotique de l’hôpital. « Le CHU réalise actuellement cinq opérations robotisées par semaine, on pourrait en faire vingt », souligne le professeur Villemot. La réflexion est lancée.
© Le Républicain Lorrain, Samedi le 21 Février 2009. / Lorraine / LActualité
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